samedi 17 octobre 2009

Beaucoup de Brestois connaissent le secteur de Maison Blanche. On peut y découvrir la Pityte galerie posée dans une des cabanes multicolores du site. Si vous avez la chance d'y passer à un moment où Patrice Ninon est présent, vous êtes certain d'en garder un excellent souvenir.
L'accueil y est courtois. L'artiste, nullement gêné par les visiteurs, propose toujours un siège et discute de cet endroit où nombre de peintres et photographe ont trouvé matière à l'inspiration. Le promeneur peut suivre la création d'aquarelles réalisées avec un pinceau muni d'une plume de bécasse d'une extrême finesse. Les murs de la cabane sont couverts de « pytites » créations et le lieu propose même des enveloppes illustrées qui représentent les cabanes, selon Patrice.
Le parcours des futures fresques de la rive droite pourrait intégrer ce passage par Maison Blanche, un espace original qui n'a rien à envier aux cabanes des calanques Marseillaises pendant ces journées ensoleillées d'octobre.
Contact :

La Pityte Galerie des Pity z’Artistes accueillera pendant une quinzaine de jours les œuvres de jeunes stagiaires anglophones. Cette exposition couronnera le travail de jeunes collégiens et lycéens réalisé lors d’un stage d’anglais sur l’art aborigène, l’art corporel et l’art des natifs américains.
C’est un projet original qui sera exposé à partir de vendredi soir prochain à la Pityte Galerie à Maison Blanche. En effet, la Pityte Galerie des Pity z’Artistes accueillera pendant une quinzaine de jours les œuvres de jeunes stagiaires anglophones. Cette exposition couronnera le travail de jeunes collégiens et lycéens réalisé lors d’un stage d’anglais organisé par Easy English pour le côté pédagogique et suivi du côté artistique par le Pity Artiste Patrice Ninon.
Le stage se déroule cette semaine sur le thème de l’Art sur les 3 continents (en Grande-Bretagne, Australie et Etats-Unis) et mêle travaux ludiques et connaissances de la culture à l’apprentissage de la langue anglaise. Il s’articule autour de trois domaines : l’art aborigène, l’art corporel et l’art des natifs américains.
L’objectif est avant tout d’amener les jeunes élèves à s’exprimer. Une manière de les faire sortir de la classe et d’enrichir leur vocabulaire en travaillant sur différents supports et thèmes adjacents. Ainsi ce sera l’occasion pour eux de travailler les champs sémantiques des pays, d’aborder leur géographie et leur histoire, de parler des textures, matières, outils et de leur utilisation, de la signification des couleurs et du corps humain.
Patrice Ninon des Pity z’Artistes s’est associé au projet avec enthousiasme pour la touche artistique. « Non seulement ce type de projet est important pour la vie d’un quartier, mais j’ai aimé le côté melting pot, la diversité des cultures appréhendées et la possibilité d’amener ces adolescents à créer une œuvre et en parler ».
Ils seront pendant une quinzaine de jours les « guest star » de la galerie.
Texte : Anne-Laure Milhe - anne-laure.milhe@com-vous.fr

Les Pity z'artistes s'exposent dans leur quartier.
Mairie de quartier de Saint-Pierre
26, rue Jean-François Tartu
Du 28 février au 31 mars 2009
De 08H30 à 12H00 et de 13H30 à 17H30
Le samedi de 09H00 à 12H00
Pity Z'artistes : des pros de la décroissance
Des petites oeuvres proposées par des « Pity Z'artistes » dans une petite galerie valent bien un.... petit article. Les Pity Z'artistes contribuent par le format de leurs oeuvres - 12 mm x 18 mm - à la décroissance. « À moins, on n'arrive pas à s'exprimer », laisse tomber Patrice Ninon, cofondateur en 2005 du mouvement, avec Serge Kergoat et Jean Tirilly. Cette non-appartenance au grand - « une fabrique d'exclusion » - est inscrite dans le marbre de la charte fondatrice. Pas chiche avec l'autodérision quand elle estime qu'il faudrait 10.000 « Pity Tablos » pour en faire un grand. Un internaute s'est risqué, toutefois, à proposer « de passer, en cas de conflit, au format 14-18 ». Le cadre de l'oeuvre, lui-même, ne permet pas de s'écarter : le bon vieux cache diapositive, avec une recherche menée jusqu'en Suisse pour cause de société de plus en plus numérisée...
À toucher Van Gogh
Le prix est petit aussi : 2 €. À ce train, même le Smic apparaît grand. « En mettant 15- 20 minutes à faire le Pity Tablo, à 2 €, je suis déjà marron », constate Patrice Ninon. Mais l'horizon est sans limite : « L'oeuvre est originale, signée, traitée avec autant de coeur qu'une grande. Et le regard des gens, c'est tellement beau ! ». Aquarelles, encres, huiles, acryliques, tout est possible. Même d'être accroché - 20 secondes, le temps que la « Sécu » réalise - à côté de l'autoportrait de Van Gogh, au musée d'Orsay. Le Pity Tablo peut fréquenter toutes les cimaises, grâce à des Pity complices. « À la fin, on sera les plus exposés au monde. On finira par être énorme alors qu'on est tout petit », s'amuse Patrice Ninon. Plus tard, d'éminents critiques (pour ne pas écrire grands) feront le voyage de La Maison Blanche, le Guggenheim multicolore du Ti Zef. C'est là, au 16 rue de la Soif, que les Pity Z'artistes ont leur galerie, une petite cabane avec 700 oeuvres. « C'est grandement bien », a écrit un visiteur sur le livre d'or. Pratique Ouvert le week-end de 14 h à 21 h. De 19 h à 21 h en semaine normalement. site : www.pityzartistes.fr

Patrice Ninon présente une des 700 oeuvres de la galerie, une petite cabane de la Maison Blanche, située au 16, rue de la Soif.
Sources
Le Télégramme
05/10/2008